{"id":1700,"date":"2017-10-16T12:51:01","date_gmt":"2017-10-16T16:51:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ouelletrobert.aphidnet.org\/?p=1700"},"modified":"2026-04-16T15:59:53","modified_gmt":"2026-04-16T19:59:53","slug":"bombus-impatiens-cresson-1863","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/bombus-impatiens-cresson-1863\/","title":{"rendered":"<i>Bombus impatiens<\/i> Cresson 1863"},"content":{"rendered":"<h5 style=\"text-align: center;\"><strong>Par Olivier Desbiens et Giuliano Lafrenie\u0300re Di Fruscia<\/strong><\/h5>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1707 size-medium aligncenter\" style=\"padding-right: 10px;\" src=\"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/bombus1-300x275.png\" alt=\"bombus1\" width=\"300\" height=\"275\" srcset=\"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/bombus1-300x275.png 300w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/bombus1.png 488w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<figure id=\"attachment_1705\" aria-describedby=\"caption-attachment-1705\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1705 size-medium\" src=\"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Bombus2-300x274.png\" alt=\"bombus2\" width=\"300\" height=\"274\" srcset=\"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Bombus2-300x274.png 300w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Bombus2.png 494w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1705\" class=\"wp-caption-text\"><em>Bombus impatiens<\/em> femelle ouvri\u00e8re captur\u00e9e \u00e0 la Station de Biologie des Laurentides \u00e0 St-Hippolyte, le 1<small><sup>r<\/sup><\/small>\u00a0Septembre 2016.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Bombus impatiens<\/em>, le bourdon commun de l\u2019est, est une esp\u00e8ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite par Cresson en 1863<em>. Bombus <\/em>en latin veut dire bruit retentissant et r\u00e9sonnant. <em>Impatiens <\/em>en latin fait r\u00e9f\u00e9rence aux plantes du genre <em>Impatiens <\/em>dont <em>Bombus impatiens<\/em> visite souvent durant ses r\u00e9coltes de nectar.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019esp\u00e8ce est commune sur la c\u00f4te Est de l\u2019Am\u00e9rique du Nord mais d\u00e9montre des concentrations plus \u00e9lev\u00e9es dans la c\u00f4te nord-est am\u00e9ricaine, dont les \u00e9tats de New York, New Jersey et le Massachusetts. Contrairement \u00e0 d\u2019autres polinisateurs, <em>Bombus impatiens<\/em> n\u2019est pas en d\u00e9clin mais en augmentation en terme d&rsquo;abondance et de distribution g\u00e9ographique (Colla <em>et al.<\/em>, 2008).<\/p>\n<figure id=\"attachment_1807\" aria-describedby=\"caption-attachment-1807\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1807 size-medium\" src=\"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/1280px-Impatiens_walleriana_-_blossom_aka-300x204.jpg\" alt=\"1280px-impatiens_walleriana_-_blossom_aka\" width=\"300\" height=\"204\" srcset=\"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/1280px-Impatiens_walleriana_-_blossom_aka-300x204.jpg 300w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/1280px-Impatiens_walleriana_-_blossom_aka-768x521.jpg 768w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/1280px-Impatiens_walleriana_-_blossom_aka-1024x695.jpg 1024w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/1280px-Impatiens_walleriana_-_blossom_aka-624x424.jpg 624w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/1280px-Impatiens_walleriana_-_blossom_aka.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1807\" class=\"wp-caption-text\"><em>Impatiens walleriana<\/em>, souvent fr\u00e9quent\u00e9e par le bourdon <em>Bombus impatiens<\/em>, d&rsquo;o\u00f9 vient l&rsquo;origine de son nom. Photo par Andr\u00e9 Karwath [<a href=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-sa\/2.5\">CC BY-SA 2.5<\/a>\u00a0via <a href=\"https:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/commons\/8\/8b\/Impatiens_walleriana_-_blossom_%28aka%29.jpg\">Wikimedia Commons<\/a>]<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Identification<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour diff\u00e9rencier <em>Bombus impatiens <\/em>des autres bourdons du genre <em>Bombus, <\/em>il a fallut porter attention aux caract\u00e8res suivants:<em>\u00a0<\/em>l\u2019abdomen est divis\u00e9 en 6 parties (T1 \u00e0 T6) qui peuvent \u00eatre color\u00e9es soit de poils jaunes ou noirs. Chez <em>Impatiens,<\/em> le segment T1 est jaune p\u00e2le et les segments T2 \u00e0 T6 sont noirs. Un autre caract\u00e8re qui permet de diff\u00e9rencier <em>Impatiens<\/em> des autres esp\u00e8ces est l\u2019espace malaire; dans <em>Bombus impatiens, <\/em>l\u2019espace malaire entre le point d\u2019attachement de la mandibule et le dessous de l\u2019oeil est plus court que la largeur de la base de la mandibule qui ne serait pas toujours le cas chez les autres esp\u00e8ces de <em>Bombus<\/em>. Ensuite, chez <em>impatiens<\/em>, les tarsom\u00e8res des pattes ont une extr\u00e9mit\u00e9 post\u00e9rieure arrondie. Les poils du thorax sont g\u00e9n\u00e9ralement jaunes et courts mais d\u00e9montrent une couleur noire pr\u00e8s de la base des ailes. (Colla <em>et al.<\/em>, 2008). Le m\u00e2le se diff\u00e9rencie de la femelle ouvri\u00e8re en ayant 7 segments abdominaux ainsi que 12 segments chez l\u2019antenne. Chez la femelle, l\u2019abdomen poss\u00e8de\u00a06 segments et l\u2019antenne, 12 segments. La reine poss\u00e8de les m\u00eames caract\u00e9ristiques que la femelle mais est significativement plus grande que le m\u00e2le et la femelle ouvri\u00e8re (Colla <em>et al.<\/em>, 2008).<\/p>\n<h2>Cycle de vie<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les diff\u00e9rents membres de <em>Bombus impatiens<\/em> sont divis\u00e9s en castes selon leurs fonctions. La reine s\u2019occupe de la reproduction. Elle s\u2019accouple \u00e0 un m\u00e2le au d\u00e9but de l\u2019automne pour ensuite chercher un site appropri\u00e9 o\u00f9 y\u00a0hiberner et y passer l\u2019hiver. Au printemps, la reine d\u00e9butera la ponte de ses \u0153ufs dans un d\u00e9but de ruche o\u00f9 les femelles ouvri\u00e8res \u00e9mergeront. Apr\u00e8s leurs pontes, le d\u00e9veloppement larvaire dure \u00e0 peu pr\u00e8s 5 semaines et est d\u00e9pendant de la temp\u00e9rature et de la quantit\u00e9 de nourriture. Lorsque l\u2019\u00e9t\u00e9 avance, la colonie contient le maximum de travailleurs et commence \u00e0 produire des m\u00e2les et des futures reines. Les m\u00e2les s\u2019accoupleront aux jeunes reines. Les reines commenceront leurs recherches d\u2019un endroit pour y hiberner alors que le reste de la colonie incluant les femelles ouvri\u00e8res et les m\u00e2les seront tu\u00e9 par le froid de l\u2019hiver. Chaque reine ne vit qu\u2019une g\u00e9n\u00e9ration alors la continuit\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations d\u00e9pend des nouvelles reines pondues en \u00e9t\u00e9 (Colla <em>et al<\/em>, 2008).<\/p>\n<figure id=\"attachment_1704\" aria-describedby=\"caption-attachment-1704\" style=\"width: 404px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1704\" src=\"http:\/\/ouelletrobert.aphidnet.org\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Bombus4-300x200.png\" alt=\"bombus4\" width=\"404\" height=\"269\" srcset=\"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Bombus4-300x200.png 300w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Bombus4-768x512.png 768w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Bombus4-624x416.png 624w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Bombus4.png 899w\" sizes=\"auto, (max-width: 404px) 100vw, 404px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1704\" class=\"wp-caption-text\">Accouplement d&rsquo;une femelle reine et d&rsquo;un m\u00e2le. Photo prise et publi\u00e9 avec la permission de Khalil Abas au Parc National d&rsquo;Oka le 16 octobre 2016.<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Biologie<\/h2>\n<p align=\"justify\">Les bourdons ont la rare capacit\u00e9, parmi les insectes, de choisir leur mode de thermor\u00e9gulation: ils peuvent \u00eatre ectothermes, c\u2019est-\u00e0-dire r\u00e9guler leur propre temp\u00e9rature \u00e0 l\u2019aide de sources de chaleur externes, comme le soleil, ou encore ils peuvent \u00eatre endothermes: ils g\u00e9n\u00e8rent leur propre chaleur par leurs muscles thoraciques en frissonnant afin d\u2019atteindre une temp\u00e9rature de vol optimale de 30\u02daC.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les membres du genre <em>Bombus<\/em> d\u00e9pendent enti\u00e8rement des angiospermes; les adultes utilisent le nectar comme carburant pour le vol et donnent le pollen aux larves pour leur d\u00e9veloppement. Leur choix de plantes est gouvern\u00e9 par la longueur de leur langue afin de maximiser la rapidit\u00e9 de l\u2019extraction du nectar (ils pr\u00e9f\u00e8rent une profondeur \u00e9quivalent \u00e0 la longueur de leur langue). Cette pr\u00e9f\u00e9rence pour certains types de plantes r\u00e9duit la comp\u00e9tition inter-esp\u00e8ce. D\u00fb \u00e0 leur cycle de vie prolong\u00e9, les bourdons doivent \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour optimiser cette relation avec les plantes \u00e0 fleur, ils ont d\u00e9velopp\u00e9 une technique de pollinisation vibratile; une technique efficace pour recueillir le pollen en le faisant tomber des anth\u00e8res gr\u00e2ce aux vibrations qu\u2019ils \u00e9mettent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les bourdons ne pr\u00e9sentent pas de m\u00e9moire limitante: les habilet\u00e9s \u00e0 polliniser une plante sont retenues dans la m\u00e9moire \u00e0 long terme pour des semaines m\u00eame si elles ne sont pas utilis\u00e9es. Par exemple, des individus de <i>B. impatiens<\/i> entra\u00een\u00e9es pour passer \u00e0 travers un labyrinthe ont retenu l\u2019habilet\u00e9 de manipuler une plante pour un minimum de 20 jours m\u00eame si elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e durant cette p\u00e9riode (Chittka, 1998).<\/p>\n<h2>Impacts dans les \u00e9cosyst\u00e8mes<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les esp\u00e8ces de bourdons sont des importants pollinisateurs dans les champs agriculturaux et dans les serres. Contrairement aux abeilles \u00e0 miel, elles sont capables de polliniser dans des conditions de froid, de pluie, et nuageuses. En cons\u00e9quence \u00e0 leur caract\u00e9ristique g\u00e9n\u00e9raliste, les bourdons ont visit\u00e9 des centaines d\u2019esp\u00e8ces de plantes natives et pollinisent, entre autre, les plants de tomates, poivrons, fraises, bleuets, concombres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des \u00e9tudes r\u00e9centes prouvent la capacit\u00e9 \u00e9tonnante de pollinisation des bourdons: Une \u00e9tude sugg\u00e8re que 7-15 colonies de <i>B. impatiens<\/i> par hectare (\u00e9quivalent \u00e0 \u00e0 peu pr\u00e8s 2000 aller-retour de bourdons par hectare par jour) sont suffisants pour la pollinisation de tomates en serre (Morandin <em>et al.,\u00a0<\/em>2001). \u00c0 des fins de comparaisons, des essais fait en Europe, Am\u00e9rique du Nord et Nouvelle Z\u00e9lande d\u00e9montrent que seulement 5 colonies de <i>B. impatiens<\/i> par hectare de plants de bleuets est \u00e9quivalent \u00e0 7,5 colonies d\u2019abeilles \u00e0 miel par hectare, m\u00eame si les bourdons ont beaucoup moins d\u2019ouvri\u00e8res par colonie (Goulson, 2003).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Bombus impatiens<\/i> a \u00e9t\u00e9 domestiqu\u00e9 et produit industriellement pour polliniser les plants de tomates et de poivrons en serre au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990. Cette esp\u00e8ce est actuellement transport\u00e9e hors de sa distribution g\u00e9ographique, notamment en Californie et au Mexique (Goulson, 2003).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: left;\">Bibliographie<\/h2>\n<p>Colla, S., Richardson, L., Williams, P. (2008). <em>Bumble Bees of the Eastern United States. <\/em>United States Department of Agriculture. Article Web consult\u00e9 le 21 octobre 2016 au\u00a0<a href=\"http:\/\/www.xerces.org\/wp-content\/uploads\/2008\/09\/Eastern_Bumble_Bee.pdf\">http:\/\/www.xerces.org\/wp-content\/uploads\/2008\/09\/Eastern_Bumble_Bee.pdf<\/a><\/p>\n<p>Chittka, L. (1998). \u00a0<em>Sensorimotor learning in bumblebees: Long-term retention and reversal training.\u00a0<\/em>J. Exp. Biol. 201, 515-524.<\/p>\n<p>Goulson, D. (2003). <em>Bumblebees behavior and ecology. <\/em>Oxford University Press, New York.<\/p>\n<p>Morandin, L.A., Laverty, T.M., and Kevan, P.G. (2001).\u00a0<em>Bumble bee (Hymenoptera: Apidae) activity and pollination levels on commercial tomato greenhouses.\u00a0<\/em>J. Econ. Entomol. 94, 462-467<\/p>\n<p>Photo i<em>mpatiens walleriana <\/em>par\u00a0Andr\u00e9 Karwath [CC BY-SA 2.5 (http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-sa\/2.5)], via Wikimedia Commons. Photo enregistr\u00e9 le 21 octobre 2016 au <a href=\"https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:Impatiens_walleriana_-_blossom_(aka).jpg\">https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:Impatiens_walleriana_-_blossom_(aka).jpg<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Olivier Desbiens et Giuliano Lafrenie\u0300re Di Fruscia Bombus impatiens, le bourdon commun de l\u2019est, est une esp\u00e8ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite par Cresson en 1863. Bombus en latin veut dire bruit retentissant et r\u00e9sonnant. 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