{"id":753,"date":"2015-06-12T22:17:50","date_gmt":"2015-06-13T02:17:50","guid":{"rendered":"http:\/\/ouelletrobert.aphidnet.org\/?p=753"},"modified":"2026-04-16T15:59:54","modified_gmt":"2026-04-16T19:59:54","slug":"formica-obscuripes-forel-1886","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/formica-obscuripes-forel-1886\/","title":{"rendered":"<i>Formica obscuripes<\/i> (Forel 1886)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">Par <strong>Adrien Bouckenhove<\/strong><strong>\u00a0<\/strong>(\u00e9dit\u00e9 par \u00c9tienne Normandin)<\/p>\n<h1 style=\"text-align: left;\">\u00a0Classification<\/h1>\n<ul>\n<li><strong>Ordre<\/strong>: Hymenoptera<\/li>\n<li><strong>Famille<\/strong>: Formicidae<\/li>\n<li><strong>Sous-famille<\/strong>: Formicinae<\/li>\n<li><strong>Tribu<\/strong>: Formicini<\/li>\n<li><strong>Genre<\/strong>: <em>Formica<\/em><\/li>\n<li><strong>Esp\u00e8ce<\/strong>: <em>Formica obscuripes<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<h1>Morphologie<\/h1>\n<p>Les adultes de cette esp\u00e8ce ont pour la plupart le corps noir \u00e0 l\u2019exception de la t\u00eate rouge\/orange. Ils poss\u00e8dent 3 ocelles. L\u2019abdomen est clairement segment\u00e9 et pr\u00e9sente de nombreux poils \u00e0 sa surface. Une caract\u00e9ristique majeure de l\u2019esp\u00e8ce est la pr\u00e9sence d\u2019une pi\u00e8ce interm\u00e9diaire entre le thorax et l\u2019abdomen en forme de triangle d\u00e9pourvue de poil.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_755\" aria-describedby=\"caption-attachment-755\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-755 size-medium\" src=\"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/photo-300x231.jpg\" alt=\"photo\" width=\"300\" height=\"231\" srcset=\"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/photo-300x231.jpg 300w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/photo-1024x790.jpg 1024w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/photo-624x481.jpg 624w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/photo.jpg 1047w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-755\" class=\"wp-caption-text\">Photo par Erin Prado, www.AntWeb.org<\/figcaption><\/figure>\n<h1>Distribution g\u00e9ographique<\/h1>\n<p><em>Formica obscuripes<\/em> est indig\u00e8ne\u00a0d\u2019Am\u00e9rique du Nord. Elle est tr\u00e8s r\u00e9pandue dans la moiti\u00e9 Ouest des \u00c9tats-Unis (Arizona, Nouveau Mexique) et du Canada (Colombie Britannique). \u00c0 l\u2019est, on l\u2019a \u00e9galement localis\u00e9e dans le Michigan, le Missouri, ainsi que dans la Province de Manitoba.<\/p>\n<p>Notre sp\u00e9cimen a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 au Qu\u00e9bec o\u00f9, bien que moins abondante, cette esp\u00e8ce a tout de m\u00eame \u00e9t\u00e9 recens\u00e9e (Finnegan, 1977). Sa pr\u00e9sence \u00e0 cet endroit n\u2019est pas aberrante de par les propri\u00e9t\u00e9s environnementales de la zone d\u2019\u00e9chantillonnage typiquement\u00a0foresti\u00e8re.<\/p>\n<h1>Habitat<\/h1>\n<p>L\u2019habitat de <em>Formica obscuripes<\/em> peut \u00eatre changeant d\u00e9pendemment des latitudes. Elle appr\u00e9cie les plaines herbeuses, semi-herbeuses voir sableuses, mais est particuli\u00e8rement friande des for\u00eats de conif\u00e8res ou de ch\u00eanes. D\u2019autre part, l\u2019amplitude d\u2019altitudes auxquelles on trouve ces fourmis est tr\u00e8s importante\u00a0: de 800 \u00e0 3200 m\u00e8tres au-dessus du niveau de la mer.<\/p>\n<p>Ce choix d\u2019environnement n\u2019est pas le fruit du hasard. En effet, les <em>Formica obscuripes<\/em> sont \u00e9galement connues en tant que \u00ab\u00a0Western Thatching Ant\u00a0\u00bb car le toit de leurs fourmili\u00e8res est un monticule de chaume (compos\u00e9e d\u2019un enchev\u00eatrement de brindilles\/herbes\/plantes\/\u00e9pines\u2026).<\/p>\n<p>Concernant la fourmili\u00e8re elle-m\u00eame, on va souvent la trouver autour d\u2019une tige d\u2019armoise. Elle n\u2019est pas seulement souterraine, mais poss\u00e8de une partie ext\u00e9rieure (la partie sup\u00e9rieure) en forme de d\u00f4me. \u00c0 l\u2019instar des termiti\u00e8res, cette architecture permet un renouvellement de l\u2019air et une \u00e9vacuation de la chaleur \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la fourmili\u00e8re. Sa partie inf\u00e9rieure est creus\u00e9e de galeries dans le sol, pouvant atteindre jusqu\u2019\u00e0 4 pieds (soit 1.2 m\u00e8tre) de profondeur. Le d\u00f4me peut lui, faire jusqu\u2019\u00e0 1 m\u00e8tre de hauteur.<\/p>\n<p>Une colonie peut compter de 10\u00a0000 \u00e0 40\u00a0000 individus, bien que de grands ensembles de fourmili\u00e8res abritant plusieurs millions d\u2019individus aient \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s.<\/p>\n<p>L\u00e9gende\u00a0:<\/p>\n<p>Photo prise par les r\u00e9dacteurs \u00e0 l\u2019issu de la pr\u00e9paration du sp\u00e9cimen.<\/p>\n<p>Sp\u00e9cimen de l\u2019esp\u00e8ce collect\u00e9e \u00e0 la station des Laurentides sur le chemin du lac Cromwell (45.98898\u00b0N-74.00013\u00b0W) le 04\/09\/2014.<\/p>\n<p>Le sp\u00e9cimen recueilli a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 au Jardin Botanique de Montr\u00e9al dans le cadre du cours d\u2019entomologie BIO 2440 sous la tutelle de Colin Favret. Les observations macroscopique et sous microscopes alli\u00e9es aux guides (Ellison et al (2012)) ont permis d\u2019identifier pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019insecte.<\/p>\n<h1><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-754\" src=\"http:\/\/ouelletrobert.aphidnet.org\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/cot\u00e9droit1.jpg\" alt=\"cot\u00e9droit\" width=\"269\" height=\"269\" srcset=\"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/cot\u00e9droit1.jpg 178w, https:\/\/qmor.umontreal.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/cot\u00e9droit1-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 269px) 100vw, 269px\" \/><\/em><\/h1>\n<h1>Organisation de la colonie<\/h1>\n<p>En tant qu\u2019esp\u00e8ce eusociale, la colonie est organis\u00e9e en castes\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Les reines\u00a0: Elles sont souvent plusieurs et d\u00e9dient leur vie \u00e0 pondre des \u0153ufs qui donneront naissance aux ouvri\u00e8res et aux futurs princesses ail\u00e9es qui, soit deviendront des reines \u00e0 leur tour dans la colonie m\u00e8re, ou qui\u00a0fonderont leur propre colonie ailleurs.<\/li>\n<li>Les ouvri\u00e8res : Elles\u00a0remplissent la majorit\u00e9 des\u00a0t\u00e2ches au sein de la colonie\u00a0; construisent la fourmili\u00e8re, la r\u00e9parent, chassent, coupent et r\u00e9coltent des v\u00e9g\u00e9taux destin\u00e9s \u00e0 l\u2019alimentation ou \u00e0 la construction. Elles pr\u00e9sentent un polymorphisme notable, arborant des corps allant de 4mm \u00e0 7.5mm, ce qui vaudra aux plus petites ouvri\u00e8res de rester dans la fourmili\u00e8re pour les travaux de r\u00e9paration ou encore l\u2019entretien des larves et des nymphes, pendant que les plus gros partiront en exp\u00e9dition pour trouver de la nourriture et des mati\u00e8res premi\u00e8res essentielles \u00e0 l\u2019expansion de la colonie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Un comportement int\u00e9ressant chez <em>Formica obscuripes<\/em> r\u00e9side dans la strat\u00e9gie employ\u00e9e par les femelles ail\u00e9es pour s\u2019emparer d\u2019une fourmili\u00e8re. En effet, c\u2019est sans complexe qu\u2019elles \u00e9lisent domicile dans une colonie voisine d\u2019une autre esp\u00e8ce et y d\u00e9tournent l\u2019activit\u00e9 de ses membres \u00e0 leur profit, par l\u2019interm\u00e9diaire de ph\u00e9romones qui leurs sont propres. La nouvelle reine supplante alors la pr\u00e9c\u00e9dente ma\u00eetresse des lieux et impose peu \u00e0 peu sa descendance qui prend, au fil des g\u00e9n\u00e9rations, la place de l\u2019ancienne esp\u00e8ce occupante (Weber, 1935).<\/p>\n<h1>Cycle de vie<\/h1>\n<p>Comme tous les hym\u00e9nopt\u00e8res, les \u00ab Western Thatching Ants \u00bb sont des holom\u00e9taboles et effectuent donc une m\u00e9tamorphose compl\u00e8te\u00a0: stades \u0153ufs, larve puis nymphe avant de devenir adulte.<\/p>\n<p>Les \u0153ufs sont pondus durant tout l\u2019\u00e9t\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la mi-ao\u00fbt dans la \u00ab\u00a0chambre \u00e0 couvain\u00a0\u00bb de la fourmili\u00e8re, o\u00f9 ils sont pris en charge par les ouvri\u00e8res adultes, assurant ainsi leur bon d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Les oeufs prennent de 23 \u00e0 53 jours pour \u00e9clore, les larves se d\u00e9veloppent et apr\u00e8s 7 \u00e0 23 jours, elles se transforment ensuite en pupe. \u00a0L\u2019esp\u00e9rance de vie des adultes\u00a0est en moyenne de 31 jours.<\/p>\n<h1>R\u00e9f\u00e9rences<\/h1>\n<p>A. Ellison, N Gotelli, E. Fransworth, G. Alpert (2012). <em>A field guide to the ants of new England.<\/em><\/p>\n<p>R. J. Finnegan (1977). <em>Establishment of a predacious red wood ant, Formica obscuripes, from Manitoba to Eastern Canada<\/em>. The Canadian Entomologist, 109, pp 1145-1148. <a href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.4039\/Ent1091145-8\">doi:10.4039\/Ent1091145-8<\/a><\/p>\n<p><em>Weber, N.A. (1935). The Biology of the Thatching Ant, Formica obscuripes Forel, in North Dakota. Ecological Monographs, Vol. 5, No. 2, pp. 165-206<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Adrien Bouckenhove\u00a0(\u00e9dit\u00e9 par \u00c9tienne Normandin) \u00a0Classification Ordre: Hymenoptera Famille: Formicidae Sous-famille: Formicinae Tribu: Formicini Genre: Formica Esp\u00e8ce: Formica obscuripes Morphologie Les adultes de cette esp\u00e8ce ont pour la plupart le corps noir \u00e0 l\u2019exception de la t\u00eate rouge\/orange. Ils poss\u00e8dent 3 ocelles. L\u2019abdomen est clairement segment\u00e9 et pr\u00e9sente de nombreux poils \u00e0 sa surface. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[3],"tags":[75,74,4],"class_list":["post-753","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-especes","tag-formica","tag-formicidae","tag-hymenoptera"],"uagb_featured_image_src":{"full":false,"thumbnail":false,"medium":false,"medium_large":false,"large":false,"1536x1536":false,"2048x2048":false,"trp-custom-language-flag":false},"uagb_author_info":{"display_name":"Colin","author_link":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/author\/favretc\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Par Adrien Bouckenhove\u00a0(\u00e9dit\u00e9 par \u00c9tienne Normandin) \u00a0Classification Ordre: Hymenoptera Famille: Formicidae Sous-famille: Formicinae Tribu: Formicini Genre: Formica Esp\u00e8ce: Formica obscuripes Morphologie Les adultes de cette esp\u00e8ce ont pour la plupart le corps noir \u00e0 l\u2019exception de la t\u00eate rouge\/orange. Ils poss\u00e8dent 3 ocelles. L\u2019abdomen est clairement segment\u00e9 et pr\u00e9sente de nombreux poils \u00e0 sa surface.&hellip;","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/753","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=753"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/753\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3235,"href":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/753\/revisions\/3235"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=753"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=753"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/qmor.umontreal.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=753"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}